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Monkeypox Virus

ORTHOPOXVIROSE SIMIENNE

VARIOLE DU SINGE

l’orthopoxvirose simienne connu sous le nom de variole du singe, est une maladie infectieuse causée par l’orthopoxvirus simien et caractérisée par des éruptions cutanées sévères. La variole du singe survient surtout aux environs des forêts tropicales de l’Afrique occidentale et centrale. L’orthopoxvirose simienne est une zoonose (maladie transmise de l’animal) présentant un tableau clinique similaire à celui de la variole, bien que moins sévère. ▪ Après l’éradication de la variole en 1980, la vaccination antivariolique a été abandonnée. ▪ L’affaiblissement de cette immunité contribue à la ré-emergence de l’orthopoxvirose simienne. L’hôte naturel de l’orthopoxvirus simien est inconnu C’est pendant de nombreuses espèces de petits rongeurs et de primates non humains y sont vulnérables. Ainsi depuis l’éradication de la variole, le virus de la variole du singe est devenu l’orthopoxvirus le plus important pour la santé humaine. Les sous-types du virus sont divisés endeux classes : La variante centre-africaine, prévalente en République centrafricaine et en République démocratique du Congo, entre autres et peut provoquer une maladie grave avec une létalité allant jusqu’à 11%. Ainsi que La variante ouest-africaine, retrouveé au Nigeria, en Côte d’Ivoire, au Liberia et en Sierra Leone qui manifeste une plus faible transmission interhumaine, une maladie moins grave et tout au plus 6% de décès.

transmission de l’animal à l’homme
L’infection humaine est causée par le contact avec des animaux infectés, tels que les cricétomes (rats de Gambie), les funisciures et les singes. L’infection résulte d’un contact direct avec le sang, les fluides corporels ou des lésions externes d’animaux infectés. La consommation de viande mal cuite d’animaux infectés est un facteur de risque. Dans la plupart des cas, l’origine n’est pas connue.

transmission interhumaine
La transmission interhumaine résulte du contact rapproché avec des gouttelettes respiratoires infectieuses, des lésions cutanées ou des objets contaminés. Le personnel soignant et les proches des cas actifs sont particulièrement exposés au risque infectieux. La transmission interhumaine étant limitée, la plupart des épidémies ne concernent que quelques cas au sein des familles.

période d’incubation
L’’intervalle entre l’infection et l’apparition des symptômes est généralement de 6 à 13 jours mais peut varier de 5 à 21 jours.

évolution de la maladie
L’infection progresse en deux phases :
▪ une période invasive (0-5 jours) avec de la fièvre, des maux de tête, de l’adénopathie (gonflement des ganglions lymphatiques), des douleurs lombaires et musculaires et la fatigue, et
▪ une éruption cutanée classique apparaissant par étape 1 à 3 jours après le début de la fièvre, d’abord sur le visage pour s’étendre graduellement au troncs et aux membres.

une éruption cutanée évolutive
▪ L’éruption cutanée commence par des macules (lésions à base plate) qui deviennent des papules (fermes au toucher), puis des vésicules (remplies d’un liquide incolore) et des pustules (remplies d’un liquide jaunâtre), avant que des croûtes se forment.
▪ L’éruption cutanée affecte
▪ le visage dans 95 % des cas,
▪ la paume des mains et la plante des pieds (75 %),
▪ les muqueuses de la bouche (70 %),
▪ la conjonctive et la cornée (20 %)
▪ les parties génitales (30 %).
▪ Les croûtes peuvent mettre jusqu’à trois semaines pour disparaître.

étendue et durée de la maladie
▪ Les lésions peuvent être clairsemées ou plusieurs milliers et sont souvent douloureuses.
▪ La variole du singe est distinctement caractérisée par des adénopathies sévères (ganglions enflés), qui apparaissent en générale avant l’éruption cutanée.
▪ La maladie dure entre 3 et 4 semaines.
▪ Une atteinte grave se manifeste plus fréquemment chez les enfants.

diagnostic différentiel
▪ Il faut distinguer la variole du singe d’autres maladies infectieuses avec fièvre et éruption cutanée, telles que :
▪ la varicelle
▪ la rougeole
▪ la variole (désormais éradiquée).
▪ D’autres maladies à écarter :
▪ les infections bactériennes cutanées, la gale, la syphilis et les allergies aux médicaments
▪ On peut aussi songer initialement à d’autres maladies fébriles.
▪ Une confirmation en laboratoire est nécessaire pour établir définitivement le diagnostic.

diagnostic en laboratoire
▪ L’orthopoxvirose simienne peut être confirmée par une analyse en laboratoire.
▪ Les meilleurs spécimens sont des prélèvements sur les lésions (liquide, toit des vésicules, et croûtes).
▪ Les tests d’acide nucléique par PCR sont le meilleur moyen d’identifier le virus. Les méthodes de détection des anticorps et des antigènes ne sont pas spécifiques.
▪ Les échantillons d’origine humaine et animale ne doivent être manipulés que par un personnel formé, portant un équipement de protection individuelle et travaillant dans un laboratoire suffisamment équipé.
▪ Les procédures d’entreposage et de transport des prélèvements doivent être respectées.

prévention et lutte contre l’infection
▪ Le personnel soignant et de laboratoire doivent observer les précautions universelles, ainsi que celles contre la transmission par contact et par gouttelettes :
▪ se laver les mains avant et après avoir soigné un patient, touché des objets qui l’entourent ou manipulé des prélèvements
▪ porter un équipement de protection individuelle approprié (blouse, gants, lunettes, masque, bottes)
▪ assurer l’isolement du patient à l’hôpital ou à la maison
▪ veiller à l’élimination appropriée des déchets et à la décontamination de l’environnement
▪ assurer une inhumation en toute dignité et sécurité.

réduire le risque de transmission interhumaine
▪ Toute personne en contact avec une personne souffrant de variole du singe ou soignant celle-ci doit :
▪ éviter tout contact rapproché
▪ porter des gants et autres équipements de protection
▪ se laver systématiquement les mains avant et après les soins ou une visite à une personne malade.

prévention et traitement de la maladie
.▪ La prise en charge de cas consiste en un traitement symptomatique et de soutien.
▪ Les vaccins de première génération contre la variole avaient aussi largement protégé les personnes vaccinées contre l’orthopoxvirose simienne.
▪ En 2019, un nouveau vaccin antivariolique (à base du virus vaccinia) a également été autorisé pour la prevention de la variole du singe chez l’adulte.
▪ Des recherches sur la vaccination et le traitement sont en cours.

surveillance
▪ Monitorer l’orthopoxvirose simienne à travers le système national de surveillance intégrée des maladies et de réponse (SIMR).
▪ Le but est d’identifier tout cas suspect d’orthopoxvirose simienne et de réagir immédiatement.
▪ Développer des définitions de cas : par exemple, un cas suspect peut être
▪ une maladie aiguë avec fièvre > 38 °C, céphalées intenses, adénopathies, maux de dos, myalgies et fatigue intense, suivie un à trois jours plus tard par une éruption cutanée se développant progressivement à partir du visage et se propageant à travers le corps jusqu’à la paume des mains et la plante des pieds.
▪ Pour chaque cas suspect, tout en assurant la sécurité, relever les informations relatives au patient et recueillir des specimens de lésions de peau pour effectuer les tests en laboratoire.

réponse aux épidémies
▪ Chaque cas présumé ou confirmé de variole du singe nécessite une intervention immédiate.
▪ Signaler tous les renseignements sur le cas aux autorités sanitaires.
▪ Mettre en place des mécanismes de coordination.
▪ Mettre en place la confirmation en laboratoire, la recherche des contacts, la recherche active, le suivi des rumeurs, et améliorer la surveillance.
▪ Entreprendre l’éducation de la communauté et la communication des risques.
▪ Mettre en place les mesures de prévention et de contrôle des infections dans toutes les situations.

prévention
L’OMS et ses partenaires travaillent pour améliorer la compréhension et la lutte contre l’orthopoxvirose simienne.
▪ Approche un monde, une santé (One Health)
▪ Détection et diagnostic précoces :
▪ connaissances cliniques ;
▪ capacité des laboratoires.
▪ Meilleure capacité de lutte contre la maladie :
▪ coordination de l’expertise mondiale
▪ vaccins et traitements.

Abel Ilomba
Ilomba.science.hog

50, Lukusa
Haut-commandement
Gombe
Kinshasa , Kinshasa 243
République démocratique du Congo

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